Le groupe diocésain de musique AVELIG sort un CD sur les Epoux La Garaye
« Voyez comme ils s’aiment – Histoire contée et chantée des Epoux La Garaye », tel est le le titre du CD du groupe diocésain AVELIG. (15 euros).
A écouter :
- Madame La Contesse
- Un coeur ouvert
- Deux faces, un chemin
- Le goût des larmes
- Voyez comme ils s’aiment
- Devant toi
- Je répondrai
- Tu feras le bien
Où se procurer le CD ? A la Maison diocésaine Saint-Yves, rue Mathurin Méheut, à Saint-Brieuc.
En savoir plus sur Claude et Marguerite de la Garaye : Claude-Toussaint Marot de la Garaye est né le 27 octobre 1675 à Rennes et a été baptisé le 30 octobre suivant à l’église Saint-Germain. Il est issu d’une famille ennoblie par Henri IV. Marie-Marguerite de la Motte Picquet est née le 24 décembre 1681 à Vannes. Elle a été baptisée le même jour à l’église Saint-Pierre. Son père est un riche greffier en chef du Parlement de Bretagne. De 1703 à 1710, le Comte de la Garaye et son épouse vont franchir les étapes d’une conversion profonde qui va les amener à changer radicalement de vie. C’est durant ces années qu’une question le préoccupe, que rapportent plusieurs témoins : « Suis-je donc sur la terre pour prendre des cerfs, pour tuer des loups et des sangliers ? À quoi me servira de passer ainsi ma vie dans des divertissements qui absorbent tous mes revenus et qui me font perdre un temps précieux dont il me faudra rendre compte à Dieu ? » A la suite de leur conversion, les époux La Garaye décident d’accueillir les pauvres au château, dans un premier temps pour les nourrir, puis pour les héberger en cas de besoin. Malgré leur générosité, et leur engagement personnel dans l’accueil des pauvres, ils prennent vite conscience du fait que le soin des malades nécessite des compétences qu’ils n’ont pas. Ils prendront la route de Paris en 1714 pour acquérir les compétences nécessaires, Claude-Toussaint s’orientant principalement vers la chirurgie, quant à Marie-Marguerite vers l’ophtalmologie.
Qu’est-ce qu’une béatification ? La béatification est l’acte juridique par lequel le pape autorise le culte public d’un chrétien décédé dont ont été reconnus les vertus héroïques, la réputation de sainteté et un miracle attribué à son intercession. Cette autorisation concerne l’église locale. A côté de cette dimension, essentielle, de culte public, il y a aussi la dimension d’exemplarité. Par la béatification et la canonisation, l’Église montre en exemple une vie chrétienne qui peut servir de modèle aux chrétiens d’aujourd’hui. La béatification est une réponse du pape à une demande venant du peuple chrétien. Ce n’est jamais une initiative de la curie romaine. Cette première enquête, ouverte publiquement et solennellement par l’évêque, porte sur les vertus et le renom de sainteté. Lorsqu’elle est validée, cette Positio est examinée à Rome par une commission d’historiens, puis une commission de théologiens et enfin une commission de cardinaux. Au bout de ce processus, marqué par des votes à chaque étape qui conditionnent l’étape suivante, si le pape reconnait l’héroïcité des vertus, le serviteur de Dieu devient « vénérable ».
« Pour le bien des pauvres – Vie de Claude et Marguerite de la Garaye », ouvrage du Frère Jean-Marie Gueullette sortie en librairie en avril 2026 aux éditions du Cerf (24,90€)
Quatrième de couverture :
Le souvenir demeure vif, en Bretagne, du dévouement hors-norme d’un couple exceptionnel : près de trois siècles après leur disparition, bien des familles gardent mémoire des « époux charitables ». Unis par un amour d’une rare sincérité au XVIIIe siècle, Claude et Marguerite de La Garaye ont profondément marqué les esprits par leur engagement au service des malades et des pauvres.
Rien ne les y destinait. Issus de la noblesse parlementaire bretonne, promis à une existence aisée, ils transforment pourtant leur château en hôpital après une conversion radicale. Il a trente-cinq ans ; elle vingt-neuf. Leur fortune, leurs talents, leur vie : tout sera désormais consacré aux plus démunis.
Ils ne sont pas entrés en religion ; ils n’ont pas renoncé à leurs biens. Leur choix n’en est pas moins radical : pendant quarante-cinq ans, ils vont se donner avec compétence, générosité et prudence. Lui se forme en chirurgie et en chimie ; elle dans le soin des yeux et l’art de guérir les plaies. Ensemble, ils soignent, innovent et servent. Éclatante démonstration de ce que la sainteté peut être vécue au coeur du monde, dans le mariage. Voici la biographie, scientifique et exemplaire, de ce couple dont la cause de béatification est aujourd’hui ouverte.
Claude et Marguerite de La Garaye n’ont pas fini de faire parler d’eux…
Dominicain, théologien et historien, le frère Jean-Marie Gueullette est président de la commission historique de l’enquête diocésaine en vue de la béatification des La Garaye. Il a publié de nombreux livres de théologie morale et de spiritualité, tels Laisse Dieu être Dieu en toi ou Pas de vertu sans plaisir, aux Éditions du Cerf.
Où se procurer l’ouvrage ?
- Dans toutes les bonnes librairies !
- En ligne sur le site officiel des éditions du Cerf : editionsducerf.fr/librairie/pour-le-bien-des-pauvres
Dimanche 12 avril 2026 a eu lieu la session de clôture des enquêtes concernant Claude et Marguerite de la Garaye en la cathédrale Saint-Etienne de Saint-Brieuc. Ouvert à tous, ce temps fort a rassemblé environ 200 personnes. Le 22 septembre 2024, Mgr Denis Moutel avait solennellement ouvert à Dinan les deux enquêtes canoniques diocésaines concernant Claude et Marguerite de La Garaye en vue de leur béatification et canonisation.
Introduction de Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier : « J’ai appris à mieux connaître ces deux belles figures dans leur vie donnée, pour le bien des pauvres, dans leur foi engagée et dans leur confiance dans l’Eglise. J’ai perçu progressivement l’attention des diocésains pour les Epoux La Garaye, particulièrement dans le Pays de Dinan où j’ai ressenti une réelle continuité de leur mémoire, au fur et à mesure de mes rencontres avec les personnes touchées par leur témoignage. […] Je suis particulièrement touché par les relations historiques qui s’est instaurées entre les Epoux La Garaye et les Filles du Saint-Esprit. Vous êtes nombreuses ce soir. Relations en raison du service à l’hôpital de campagne de Taden dès les premières années. […] Notre Eglise diocésaine est heureuse de recevoir la saveur de l’Evangile à travers Claude et Marguerite de la Garaye, une forme simple et concrète de témoignage qui nous appelle, nous aussi, à être de notre temps pour aimer et pour servir. »
Déclaration officielle de Mgr Denis Moutel : « Denis Moutel, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, ayant constaté que l’enquête diocésaine menée sur la vie, les vertues héroïques, le renom de sainteté et de signes du Serviteur de Dieu Claude Toussaint Marot de la Garaye, laïc / de la Servante de Dieu Marie Marguerite Picquet de la Motte, laïque, a été menée à son terme et que l’ensemble des preuves, documents et témoignages nécessaires ont été rassemblés dans les Actes, ayant constaté que le Promoteur de Justice et le Postulation diocésain n’ont pas demandé de complément d’enquête, par le présent décret, je déclare définitivement close cette enquête et ordonne que les actes en soient remis au Dicastère pour les Causes des Saints à Rome. »
Nomination du porteur lue par le chancelier : « Selon les dispositions de l’instruction Sanctorum Mater, article 138 §1, pour la nomination du porteur, l’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, Mgr Denis Moutel, se désigne lui-même pour porter les actes des deux enquêtes diocésaines sur les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Claude Toussaint Marot de la Garaye, et de la Servante de Dieu Marie Marguerite Picquet de la Motte, au Dicastère pour les Causes des saints. »
A Bréhand, ce dimanche 8 mars, alors que le soleil invitait à sortir, quelques 200 personnes ont préféré aller dans l’église pour assister au spectacle « voyez comme ils s’aiment ». Portée par le groupe Avelig et Isabelle Collet, la représentation raconte l’histoire vraie de Claude et Marguerite Marot de la Garaye, Seigneurs bretons du XVIIIème siècle.
Les époux charitables attirent de plus en plus de public curieux de découvrir la vie d’exception de ce couple qui a tourné le dos à sa vie de luxe, de fêtes et d’insouciance pour devenir serviteur des pauvres. Un dévouement de plus de 45 ans mené avec intelligence et clairvoyance. Descendu de leur « tour dorée », le couple savait ce qu’il fallait faire. Ancré dans la réalité humaine, il a veillé à trouver des solutions aux obstacles qui arrivaient. Ce fut d’abord combattre la faim en préparant et servant des repas, réchauffer en cousant des vêtements. Ensuite étudier la médecine pour soigner et créer des remèdes. Puis se rendre compte que la première cause de ces misères était la pauvreté. Alors les époux ont créé des emplois pour la combattre. Ils ont révolutionné la médecine. Leur force ils l’ont puisée dans leur foi et dans leur amour mutuel devenu fécond d’un amour pour les pauvres, les malades et toute personne venant à eux.
Leur message est très actuel :
- Dans le couple : être soudés face aux épreuves, un respect mutuel, prendre les décisions ensemble
- Dans la société : partager sa richesse, accueillir l’étranger, aider les plus démunis, trouver des solutions.
Claude et Marguerite séduisent parce qu’ils montrent un chemin de fraternité, ce en quoi aspire la majorité des gens intrinsèquement. Il n’est pas besoin d’être croyant, pour s’intéresser à ce couple qui a bougé l’histoire de notre région et même au delà et dont les connaissances ont dépassé les frontières. Une biographie sortira bientôt « pour le bien des pauvres », alors surveillez vos librairies. [ En savoir plus ]
« Voyez comme ils s’aiment » a été créé suite à l’ouverture des enquêtes pour leur cause en béatification. Ces enquêtes seront clôturées le 12 avril à 17h30 à la cathédrale de Saint-Brieuc.
A travers une série de vidéos, découvrez l’histoire de Claude et Marguerite de la Garaye !
- Épisode 1 : Un coup de foudre sur la route
- Épisode 2 : Un long chemin pour une conversion radicale
- Épisode 3 : Servir les pauvres parce qu’ils sont nos frères
- Épisode 4 : A l’Hôpital La Garaye
- Épisode 5 : Les recherches scientifiques de Claude La Garaye
- Épisode 6 : L’histoire de la rate
- Épisode 7 : Organiser la suite
- Épisode 8 : Enterrés parmi les pauvres
- Épisode 9 : Mémoire des La Garaye
- Épisode 10 : Histoire d’une découverte
Dimanche 22 septembre 2024, Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier a officiellement ouvert les enquêtes de béatification et de canonisation de Claude et Marguerite de la Garaye, dits « les époux charitables », en l’église Saint-Malo de Dinan. Cette célébration, ouverte à tous, était suivie de la célébration des vêpres solennelles.
« Je constitue une Commission d’experts en histoire et en archivistique pour recueillir tous les écrits du serviteur de Dieu et de la servante de Dieu non encore publiés, ainsi que tous les documents historiques, manuscrits ou imprimés, qui peuvent être utiles d’une manière ou d’une autre à ces Causes.
« Dans un tel but, je nomme :
- Frère Jean-Marie Gueullette, o.p., docteur en théologie, habilité à diriger des recherches en histoire moderne, président de la Commission historique
- Mme Marie-Edith Brejon de Lavernier, archiviste paléographe, membre de la commission.
- Professeur Gauthier Aubert, docteur en histoire, membre de la commission.
- Georges Provost, docteur en histoire, maître de conférences à l’université Rennes 2, membre de la commission
« À l’issue des enquêtes, les experts présenteront à l’abbé Gérard Nicole, délégué épiscopal pour l’enquête diocésaine, pour l’enquête diocésaine, outre les écrits inédits et les documents récoltés, un rapport diligent et distancié, dans lequel ils déclareront et garantiront avoir fidèlement rempli la mission qui leur a été confiée. Ils établiront également un rapport sur la personnalité du Serviteur de Dieu et sur celle de la Servante de Dieu, telle qu’elle se déduit de ces écrits et documents, ainsi qu’une liste complète des bibliothèques et des archives consultées. »








